Comment devenir un magistrat?

Devenir magistrat demeure l’un des plus grands rêves de bon nombre de jeunes. Ce métier intéresse plus d’un non seulement parce qu’il promet un revenu des plus captivants, mais il permet aussi à tout un chacun de mieux mettre en relief ses talents et de toujours faire régner la justice. Avant de pouvoir entrer dans ce domaine, tel ou tel candidat se doit bien évidemment d’apprendre le métier dans une école dédiée à cet effet. L’École nationale de la magistrature ou ENM située à Bordeaux demeure l’une des seules voies possibles pour devenir un magistrat.

 

Se préparer au concours : une étape cruciale à passer pour devenir un magistrat

Si on ne prend que l’exemple de l’École nationale de la magistrature ou ENM sise à Bordeaux, son accès se fait uniquement par voie de concours. Sur ce, un candidat en magistrature a le devoir de bien s’y préparer si un jour il veut en devenir un. Pour ce faire, il peut recourir à certains organismes capables de l’aider à se préparer à ce fameux concours. Il peut dans ce cas choisir entre plusieurs options. La première consiste à opter pour les instituts d’étude judiciaire ou IEJ. Désignant un moyen classique, ces derniers sont rattachés à l’Université elle-même. Le second choix quant à lui est le fait de rejoindre les classes préparatoires intégrées. Il s’agit de programmes publics encadrés par l’ENM elle-même. Elles sont situées à Paris, à Bordeaux et à Douai. La troisième option est enfin d’intégrer les organismes privés comme l’ISP ou l’Autre Prépa. Ces établissements peuvent promettre de bons résultats. Le seul hic avec eux c’est que leurs frais sont souvent très élevés.

 

Le concours de la magistrature à opter selon son profil

Tout candidat au métier de magistrat se doit au préalable de définir son profil afin de mieux choisir le concours à passer à l’ENM. Il est en effet à savoir que cette école organise chaque année trois concours d’accès. Deux concours complémentaires viennent d’ailleurs s’y ajouter pour les personnes de plus de 35 ans et ayant une première expérience professionnelle d’au moins 10 ans. Le premier concours s’adresse ainsi aux candidats de moins de 32 ans disposant d’un master I en droit ou bien d’un diplôme obtenu dans un institut d’études politiques. Le second quant à lui est destiné aux fonctionnaires ayant exercé au moins 4 ans dans la fonction publique. Le troisième est enfin adressé aux professionnels du secteur privé ou aux individus qui exercent un mandat électif.

L’affaire Oran

L’Algérie est de nouveau le témoin d’un scandale judiciaire. Ce pays est déjà très critiqué par l’opinion mondiale, notamment sur la lenteur de l’évolution des Droits de la femme. Aujourd’hui, c’est une affaire de corruption qui frappe la juge Ghardi Mokhtaria, présidente du pôle pénal spécialisé au rang de la Cour d’Oran.

L’accusation

Tout commence par une histoire de …cuisine ! Une société locale importante de fabrication de cuisines à haut standing est au cœur du scandale. Cette société a, en effet, escroqué et arnaqué un de ses clients, en lui soutirant une somme d’un montant avoisinant un milliard de centimes. Démasquée, elle a reçu le soutien de la juge Mokhtaria au cours d’un procès tiré par les cheveux. Directement impliquée dans ce scandale de pots-de-vin, la juge nie pourtant tout en bloc.

Un dossier tu

La juge d’instruction de la 4e chambre du Tribunal d’Oran a hérité de cette affaire, rapporte le site Algériepart. Cette même juge bloque le dossier dans son placard, ce qui est scandaleux, quand on sait que Gharbi Mokhtaria est aujourd’hui libre et impunie. Pire encore : elle serait encore en service, selon plusieurs témoins. Nos informations rapportent, par ailleurs, qu’elle a eu recours à son réseau d’influences pour l’extirper de cet embarras judiciaire. Amir Dz. et un autre prévenu sont les cyberactivistes responsables de cette révélation au grand jour de l’affaire. La juge a répliqué en portant plainte contre les deux hommes.

Pression sur les avocats

De nombreuses sources d’informations s’accordent à dire que certains avocats ont subi la pression de l’accusée quant à leur neutralité. Seul le maitre Zakaria B, avocat natif d’Alger, semble faire face à ces pressions. Ce n’est pas la première fois que des hauts placés abusent de leur grade pour échapper à la justice. L’affaire n’est pas sans rappeler le cas Claudine Razaimamonjy, conseillère spéciale de l’actuel Président malgache, tristement célèbre pour son évasion sanitaire vers l’ile Maurice très relatée par les médias, après un détournement de fonds mal camouflé.

L’affaire Gharbi Mokhtaria se poursuit encore dans les tribunaux, car si la concernée possède beaucoup d’alliées au sein de la Magistrature, la justice algérienne ne lui fait aucun cadeau.